Alimentation saine

Combien de sucre faut-il manger par jour ?

Une canette de cola, une cuillère de miel, un yaourt aromatisé et un bol de fruits à côté d'une pile de morceaux de sucre, illustrant la quantité de sucre à manger par jour.

La réponse courte tient en une ligne : moins de 10 pour cent de vos calories sous forme de sucres libres, soit 50 grammes sur une journée à 2 000 calories, environ 12 cuillères à café. C’est la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé, qui ajoute que descendre sous 5 pour cent, à peu près 25 grammes par jour, apporte un bénéfice supplémentaire. En Europe, l’EFSA n’a pas pu fixer de limite haute de sécurité et s’en tient à une formule simple : le plus bas possible. Le constat honnête, c’est que presque personne n’en est proche : là où les données sont les plus détaillées, aux États-Unis, l’adulte moyen avale chaque jour l’équivalent de 15 à 19 cuillères à café de sucre ajouté. Ce guide reprend les repères autorité par autorité et niveau calorique par niveau calorique, explique précisément ce qui compte comme sucre et ce qui ne compte pas, montre combien il y en a dans les aliments et les boissons du quotidien, et se termine par les réductions qui rapportent le plus pour le moins d’effort.

La réponse rapide

Toutes les grandes autorités se rejoignent à peu de chose près, et l’écart entre elles tient surtout au degré de sévérité qu’elles ont choisi :

AutoritéLimite quotidienneSur une journée à 2 000 calories
OMS (2015), recommandation forteSucres libres sous 10 % de l’énergieMoins de 50 g (environ 12 cuillères à café)
OMS (2015), recommandation conditionnelleSous 5 % de l’énergieMoins de 25 g (environ 6 cuillères à café)
EFSA (UE, 2022)Aussi bas que possibleAucun plafond fixé
ANSES (France)Sucres totaux, lactose et galactose exclusPas plus de 100 g
Royaume-Uni (NHS)Sucres libres, adultesPas plus de 30 g
Recommandations alimentaires américaines (2025–2030)Aucune quantité de sucre ajouté recommandéePas plus de 10 g dans un même repas
Étiquette Nutrition Facts de la FDA (États-Unis)Valeur quotidienne des sucres ajoutés50 g
American Heart Association (États-Unis)Moins de 100 kcal (femmes), 150 kcal (hommes)Environ 25 g (femmes), 36 g (hommes)

L’OMS recommande aux adultes comme aux enfants de garder les sucres libres sous 10 pour cent de l’apport énergétique total, avec une réduction supplémentaire sous 5 pour cent, soit à peu près 25 grammes ou 6 cuillères à café par jour, pour des bénéfices additionnels (OMS, 2015). En 2022, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, à qui l’on demandait de fixer une limite haute de sécurité, a conclu que les données ne le permettaient pas et que l’apport en sucres ajoutés et libres devait simplement être aussi bas que possible dans une alimentation par ailleurs équilibrée (EFSA, 2022). En France, l’ANSES a préféré un chiffre : pas plus de 100 grammes de sucres par jour, lactose et galactose exclus, et pas plus d’un verre de boisson sucrée (ANSES). Le Royaume-Uni fixe 30 grammes de sucres libres par jour chez l’adulte, avec des limites plus basses pour les enfants (NHS).

Trois repères américains complètent le tableau, parce que vous les croiserez partout, des applications aux articles traduits. La valeur quotidienne de 50 grammes imprimée sur chaque étiquette Nutrition Facts repose sur la limite que les recommandations alimentaires américaines ont longtemps fixée, moins de 10 pour cent des calories sous forme de sucres ajoutés (FDA). L’édition 2025–2030 de ces recommandations va plus loin : elle indique qu’aucune quantité de sucre ajouté n’est recommandée dans une alimentation saine, et qu’aucun repas ne devrait en contenir plus de 10 grammes (Dietary Guidelines for Americans, 2025–2030). La prise de position scientifique de l’American Heart Association est plus stricte : une limite prudente de 100 calories par jour pour la plupart des femmes et 150 pour la plupart des hommes (Johnson et al., 2009), ce qui fait environ 25 et 36 grammes à raison de 4 calories par gramme.

Une précision sur le chiffre français, parce que sa base n’est pas la même : les 100 grammes de l’ANSES portent sur les sucres totaux et n’excluent que le lactose et le galactose, donc ils comptent aussi le sucre des fruits entiers. C’est un plafond plus large, pas une autorisation de manger deux fois plus de sucre ajouté. Le repère à retenir au quotidien reste celui de l’OMS.

La réponse pratique tient donc en deux niveaux. Restez sous 50 grammes par jour et vous respectez le seuil sur lequel repose la recommandation forte. Visez 25 à 30 grammes et vous êtes au niveau que l’OMS, l’AHA et le Royaume-Uni jugent meilleur encore.

Votre limite selon votre niveau calorique

Comme les limites de l’OMS et des États-Unis sont des pourcentages, votre chiffre personnel dépend de ce que vous mangez. Le tableau convertit les deux niveaux en grammes pour les cibles caloriques les plus courantes, arrondis au gramme (un gramme de sucre vaut 4 calories).

Calories quotidiennesPlafond à 10 %Objectif à 5 %
1 500 kcal38 g19 g
1 800 kcal45 g23 g
2 000 kcal50 g25 g
2 200 kcal55 g28 g
2 500 kcal63 g31 g
3 000 kcal75 g38 g

Voyez ce que cela donne en déficit calorique. Si vous mangez 1 500 calories pour perdre du poids, votre plafond de 10 pour cent tombe à 38 grammes, à peine plus qu’une canette de cola classique. C’est pour cela que le sucre mérite votre attention pendant un régime, même s’il n’est pas, en lui-même, ce qui fait prendre ou perdre du gras. Si vous n’avez pas encore fixé de cible calorique, le calculateur de calories gratuit vous en donne une, et 10 pour cent de ce chiffre, divisé par 4, vous donne votre plafond en grammes.

Ce qui compte comme sucre, et ce qui ne compte pas

C’est là que se niche la plupart des malentendus, alors soyons précis. Les recommandations ci-dessus visent les sucres libres (le terme de l’OMS et du Royaume-Uni) ou les sucres ajoutés (le terme américain). Pour l’OMS, les sucres libres sont ceux qu’un industriel, un cuisinier ou vous-même ajoutez aux aliments et aux boissons, plus les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits concentrés (OMS, 2015). La FDA, de son côté, définit les sucres ajoutés comme ceux incorporés en cours de fabrication, saccharose ou dextrose par exemple, plus ceux des sirops, du miel et des jus concentrés ; ils n’incluent pas les sucres naturellement présents dans le lait, les fruits et les légumes (FDA).

Trois conséquences en découlent :

  • Les fruits entiers ne comptent pas. Une pomme moyenne contient environ 19 grammes de sucre et une banane environ 14, mais ce sucre arrive dans une structure de fibres et d’eau qui le ralentit et qui vous rassasie. Aucune recommandation ne vous demande de limiter les fruits, et notre guide sur la quantité de fibres à manger explique pourquoi un fruit mangé avec la peau est l’un des meilleurs choix qui soient.
  • Le lait nature et le yaourt nature ne comptent pas. Leur sucre est du lactose, naturellement présent, et il arrive avec des protéines et du calcium. Un verre de 250 ml de lait entier en contient environ 13 grammes, et ce n’est pas du sucre ajouté.
  • Le jus, le miel et les sirops comptent. Presser une orange retire les fibres et laisse le sucre : un verre de jus d’orange, même pur jus, est du sucre libre au sens de l’OMS. Le miel est composé à 82 pour cent de sucre et se compte comme du sucre en poudre. La question n’est pas de savoir d’où venait le sucre à l’origine, mais de savoir s’il arrive encore dans l’aliment entier qui le contenait.

Le seul point où les deux définitions divergent est le jus : l’étiquette américaine ne classe pas comme ajouté le sucre d’un pur jus de fruit, alors que l’OMS et le Royaume-Uni le comptent parmi les sucres libres. Sur un emballage vendu en France, la question ne se pose même pas, puisque la déclaration ne distingue jamais l’ajouté du naturel. Pour votre propre usage, traitez le jus comme une boisson sucrée : il est plus proche du cola que du fruit.

Pourquoi cette limite compte

L’évaluation de l’EFSA de 2022, qui a passé au crible plus de 30 000 publications, relie l’apport en sucres aux caries dentaires et, à travers les boissons sucrées, les jus et les nectars en particulier, à l’obésité, à la stéatose hépatique non alcoolique et au diabète de type 2 (EFSA, 2022). Sur le poids, les preuves sont d’une netteté rare en nutrition. Une revue systématique et une méta-analyse d’essais randomisés et d’études de cohorte, celle-là même sur laquelle s’appuie la recommandation de l’OMS, a montré que réduire les sucres alimentaires faisait baisser le poids d’environ 0,8 kg et qu’en augmenter l’apport le faisait monter d’environ 0,75 kg, tandis que remplacer les sucres par d’autres glucides à calories égales ne changeait strictement rien (Te Morenga et al., 2012). Autrement dit, le sucre agit sur votre poids par les calories qu’il apporte, et il en apporte facilement parce que les aliments et les boissons sucrés rassasient très mal. Notre guide sur le déficit calorique détaille le mécanisme.

Face à cela, le fossé est large. Les données américaines, les plus détaillées qui existent sur ce point, situent la consommation moyenne des hommes adultes à 19 cuillères à café de sucres ajoutés par jour et celle des femmes à 15, et 3 Américains sur 5 âgés de 2 ans et plus dépassent la quantité recommandée (CDC). À raison d’environ 4 grammes par cuillère à café, cela fait à peu près 76 et 60 grammes par jour, pour un plafond de 50.

Combien de sucre dans les aliments et les boissons du quotidien

Le tableau s’appuie sur les valeurs de l’USDA FoodData Central et sur des portions réalistes, et il sépare le sucre qui compte (ajouté ou libre) de celui qui ne compte pas (naturellement présent dans un fruit entier ou un produit laitier nature). Une cuillère à café rase de sucre en poudre pèse environ 4,2 grammes : c’est la conversion utilisée partout ici.

Aliment ou boissonPortionSucres totauxCaloriesCompte dans la limite ?
Cola classique1 canette de 330 ml (environ 342 g)34 g144 kcalOui, entièrement ajoutés
Yaourt à la vanille allégé1 pot de 170 g23,5 g145 kcalEn partie : environ 12 g sont du sucre du lait, le reste est ajouté
Chocolat au lait1 barre (43 g)22 g230 kcalOui, presque entièrement ajoutés
Jus d’orange1 verre de 250 ml21 g112 kcalOui selon l’OMS et le Royaume-Uni (sucre libre) ; non compté comme ajouté sur l’étiquette américaine
Miel1 cuillère à soupe (21 g)17 g64 kcalOui, sucre libre
Glace à la vanille66 g14 g137 kcalOui, en majorité ajoutés
Sucre en poudre1 cuillère à café (4,2 g)4,2 g16 kcalOui
Ketchup1 cuillère à soupe (17 g)3,6 g17 kcalOui, ajoutés
Pain blanc1 tranche (28 g)1,6 g75 kcalAjoutés pour l’essentiel, mais peu
Pomme avec la peau1 moyenne (182 g)19 g95 kcalNon, fruit entier
Banane1 moyenne (118 g)14 g105 kcalNon, fruit entier
Lait entier1 verre de 250 ml13 g153 kcalNon, lactose
Yaourt nature allégé1 pot de 170 g12 g107 kcalNon, lactose

Quelques lignes sautent aux yeux. Une canette de cola apporte environ 34 grammes, à peu près 8 cuillères à café : à elle seule, elle dépasse la limite de l’AHA pour les femmes et épuise les deux tiers de la valeur quotidienne américaine de 50 grammes. Ces 34 grammes sont la valeur de l’USDA pour un cola générique, ramenée à une canette de 330 ml ; le CDC, lui, situe un soda classique américain de 355 ml à plus de 10 cuillères à café, soit environ 42 grammes et à peu près 150 calories de sucre, et les colas de marque se situent dans cette fourchette. Traitez donc n’importe quelle canette sucrée comme 34 à 42 grammes (CDC). Le yaourt aromatisé contient presque deux fois plus de sucre que le nature pour le même pot, et la différence, environ 11 ou 12 grammes, est entièrement ajoutée. Le miel et les sirops restent du sucre concentré, quelle que soit l’allure naturelle du pot. Enfin, les quatre dernières lignes montrent pourquoi les recommandations écartent les aliments entiers : une pomme contient plus de sucre total qu’une cuillère à soupe de miel, et personne de sensé ne vous dira de renoncer aux pommes.

Pour aller plus loin sur certains aliments, voyez nos guides sur le chocolat, le lait, la banane, la pomme et le café, où le sucre et le sirop d’une boisson sucrée pèsent souvent plus lourd que le café lui-même.

Comment une journée ordinaire dépasse les 50 grammes

Aucun des chiffres ci-dessus n’a l’air inquiétant pris isolément, et c’est exactement le problème. Prenez une journée sans rien de particulier : deux cuillères à café de sucre dans le café du matin (8,4 grammes), un yaourt à la vanille au petit-déjeuner (environ 11,5 grammes ajoutés), deux cuillères à soupe de ketchup au déjeuner (7,2 grammes) et une canette de cola de 330 ml dans l’après-midi (34 grammes). Cela fait environ 61 grammes de sucre ajouté, au-delà du plafond de 50 grammes et à peu près deux fois et demie l’objectif de 25 grammes de l’OMS, avant même qu’un biscuit, un dessert, un bol de céréales, une sauce ou une barre de céréales n’entrent en scène. La leçon n’est pas que le ketchup est dangereux ; c’est que le sucre ajouté est réparti en fine couche sur des dizaines de produits ordinaires, et que les boissons font l’essentiel des dégâts.

Comment réduire le sucre sans frustration

  1. Commencez par ce que vous buvez. Les boissons sucrées sont la première source de sucre ajouté de l’alimentation américaine, rappelle le CDC, et ce sont aussi les plus faciles à retirer puisqu’elles n’apportent aucune satiété. L’eau, l’eau gazeuse, le café et le thé nature, ou une version sans sucre de votre boisson habituelle, vous font économiser 30 à 40 grammes par canette remplacée. Retirer la seule canette de cola de la journée type ci-dessus la fait passer de 61 grammes à environ 27.
  2. Lisez la ligne « dont sucres ». Sur un emballage vendu en France, la déclaration nutritionnelle donne les sucres totaux pour 100 g, sans ligne distincte pour les sucres ajoutés : le chiffre mélange le sucre du fruit ou du lait et celui qui a été ajouté à la fabrication. Deux réflexes suffisent. D’abord la liste des ingrédients : si le sucre, un sirop de glucose-fructose, le dextrose ou le saccharose apparaissent dans les premiers ingrédients, c’est qu’on en a mis beaucoup. Ensuite les seuils des allégations, fixés par le règlement européen : un produit ne peut se dire « faible teneur en sucres » qu’avec 5 g de sucres au maximum pour 100 g (ou 2,5 g pour 100 ml), « sans sucres » qu’avec 0,5 g au maximum pour 100 g ou 100 ml, et « sans sucres ajoutés » que si aucun mono- ou disaccharide, ni aucun autre aliment utilisé pour ses propriétés édulcorantes, n’y a été ajouté (règlement (CE) n° 1924/2006). Notre guide pour lire une étiquette nutritionnelle passe en revue le reste du tableau.
  3. Achetez nature et sucrez vous-même. Yaourt nature, flocons d’avoine nature et céréales non sucrées avec un fruit ajouté à la maison coûtent une fraction du sucre de leurs versions déjà aromatisées, parce que vous n’ajouterez jamais 12 grammes de sucre à la main dans un yaourt.
  4. Gardez le fruit, laissez le jus. Les fruits entiers ne figurent sur aucune liste de choses à limiter. Les jus, les smoothies à base de concentré et les « boissons aux fruits », si.
  5. Surveillez les sauces et les vinaigrettes. Ketchup, sauce barbecue, sauce teriyaki, sauce chili sucrée et beaucoup de vinaigrettes du commerce apportent plusieurs grammes par cuillère à soupe. Deux ou trois portions dans une journée valent une canette de cola.
  6. Ne courez pas après les sucres « naturels ». Miel, sirop d’érable, sirop d’agave et sucre de coco comptent comme du sucre dans toutes les recommandations. Si vous en préférez le goût, très bien, mais n’en mettez pas davantage sous prétexte que le nom fait plus sain.
  7. Regardez où vous en êtes vraiment. La plupart des gens sous-estiment leur sucre comme ils sous-estiment tout le reste de ce qu’ils mangent. Noter vos repas pendant quelques jours montre quels produits portent les grammes. L’application gratuite CalcEat vous laisse prendre votre assiette en photo, scanner les codes-barres des produits emballés ou saisir manuellement, de quoi voir les produits sucrés pour ce qu’ils sont. Notre liste de substitutions alimentaires saines en propose cinquante autres qui réduisent le sucre et les calories du même geste.

Faut-il supprimer complètement le sucre ?

Non, et aucune recommandation ne le demande. Ce sont des plafonds, pas des interdictions, et la recherche montre que le risque augmente avec la quantité, pas dès la première cuillère à café. Ce que les données disent, en revanche, c’est que moins vaut mieux et que les boissons sucrées sont l’habitude qu’il vaut vraiment la peine de casser. Si vous vivez avec un diabète ou un prédiabète, votre médecin ou votre diététicien fixera peut-être une cible plus serrée : suivez la sienne plutôt qu’une recommandation générale.

En résumé

Gardez les sucres libres sous 10 pour cent de vos calories, soit 50 grammes par jour à 2 000 calories, et visez plutôt la moitié, 25 à 30 grammes, le niveau que l’OMS, l’American Heart Association et le Royaume-Uni jugent meilleur. En Europe, l’EFSA ne fixe aucun plafond et dit simplement le plus bas possible, tandis que l’ANSES retient 100 grammes de sucres totaux par jour, lactose et galactose exclus, et pas plus d’un verre de boisson sucrée. Le sucre des fruits entiers et du lait nature ne compte pas ; celui des boissons, des jus, du miel, des sirops, des confiseries et des produits transformés, si. Une seule canette de cola de 330 ml apporte environ 34 grammes, si bien que ce que vous buvez est le premier et le plus gros levier, et réduire le sucre agit sur votre poids par les calories que cela retire, et non par une vertu mystérieuse. Fixez votre cible calorique avec le calculateur de calories, prenez-en 10 pour cent comme plafond, et gardez 25 grammes comme objectif. Tout cela s’inscrit naturellement à côté de nos guides sur la quantité de glucides à manger et sur la quantité de fibres à manger, et si vous voulez un plan complet bâti autour de votre objectif, vous pouvez obtenir un plan gratuit.

Sources

  1. World Health Organization (2015): WHO calls on countries to reduce sugars intake among adults and children (free sugars below 10% of energy, ideally below 5%, about 25 g)
  2. EFSA (2022): Added and free sugars should be as low as possible (no tolerable upper intake level could be set)
  3. ANSES: Sucres dans l'alimentation (no more than 100 g of sugars a day excluding lactose and galactose, and no more than one sugary drink; 100 g/day ages 13 to 17, 75 g ages 8 to 12, 60 g ages 4 to 7)
  4. Regulation (EC) No 1924/2006 on nutrition and health claims made on foods, Annex: 'low sugars' (no more than 5 g per 100 g or 2.5 g per 100 ml), 'sugars-free' (no more than 0.5 g per 100 g or 100 ml) and 'with no added sugars' (EUR-Lex)
  5. NHS: Sugar, the facts (adults no more than 30 g of free sugars a day; children's limits by age)
  6. US FDA: Added Sugars on the Nutrition Facts Label (Daily Value 50 g; the Dietary Guidelines' less-than-10%-of-calories limit)
  7. Dietary Guidelines for Americans, 2025–2030 (no amount of added sugars recommended; no more than 10 g of added sugars per meal)
  8. Johnson et al. (2009), Circulation: Dietary sugars intake and cardiovascular health, a scientific statement from the American Heart Association (no more than 100 kcal/day for women and 150 kcal/day for men from added sugars)
  9. US CDC: Be Smart About Sugar (adult men average 19 teaspoons of added sugars a day, women 15; 3 in 5 Americans exceed the recommendation)
  10. US CDC: Rethink Your Drink (sugary drinks are the leading source of added sugars in the American diet; a 12-ounce regular soda has more than 10 teaspoons, about 42 g, of added sugar)
  11. Te Morenga, Mallard and Mann (2012), BMJ: Dietary sugars and body weight, systematic review and meta-analyses of randomised controlled trials and cohort studies
  12. USDA FoodData Central - Beverages, carbonated, cola, regular (FDC ID 174852)
  13. USDA FoodData Central - Honey (FDC ID 169640)
  14. USDA FoodData Central - Candies, milk chocolate (FDC ID 167587)
  15. USDA FoodData Central - Yogurt, vanilla, low fat (FDC ID 170888)
  16. USDA FoodData Central - Yogurt, plain, low fat (FDC ID 170886)
  17. USDA FoodData Central - Orange juice, raw (FDC ID 169098)
  18. USDA FoodData Central - Ice creams, vanilla (FDC ID 167575)
  19. USDA FoodData Central - Catsup (FDC ID 168556)
  20. USDA FoodData Central - Sugars, granulated (FDC ID 169655)
  21. USDA FoodData Central - Bananas, raw (FDC ID 173944)
  22. USDA FoodData Central - Apples, raw, with skin (FDC ID 171688)
  23. USDA FoodData Central - Milk, whole, 3.25% milkfat, with added vitamin D (FDC ID 171265)
  24. USDA FoodData Central - Bread, white, commercially prepared (FDC ID 174924)

Questions fréquentes

Combien de sucre dois-je manger par jour ?

Gardez les sucres libres sous 10 pour cent de vos calories, soit 50 grammes (environ 12 cuillères à café) sur une journée à 2 000 calories : c'est la recommandation de l'OMS, qui ajoute que descendre sous 5 pour cent, environ 25 grammes par jour, apporte un bénéfice supplémentaire. En Europe, l'EFSA n'a pas pu fixer de limite haute de sécurité et recommande un apport aussi bas que possible ; en France, l'ANSES conseille de ne pas dépasser 100 grammes de sucres par jour, lactose et galactose exclus, et pas plus d'un verre de boisson sucrée. Le Royaume-Uni s'en tient à 30 grammes de sucres libres. Aux États-Unis, la valeur quotidienne imprimée sur l'étiquette est de 50 grammes et l'American Heart Association descend plus bas encore, à 100 calories par jour pour les femmes (environ 25 grammes) et 150 pour les hommes (environ 36 grammes). Les recommandations alimentaires américaines 2025–2030 vont plus loin encore : aucun sucre ajouté n'est recommandé, et aucun repas ne devrait en apporter plus de 10 grammes. Les fruits entiers et le lait nature ne comptent dans aucune de ces limites de sucres libres.

Le sucre des fruits compte-t-il ?

Non. Toutes les grandes recommandations visent les sucres ajoutés, ou les sucres libres dans le vocabulaire de l'OMS : le sucre mis dans un aliment ou une boisson par un industriel, un cuisinier ou vous-même, plus celui du miel, des sirops et des jus de fruits. Le sucre contenu dans un fruit ou un légume entier, comme le lactose du lait et du yaourt nature, arrive accompagné d'eau, de fibres ou de protéines, et il n'est pas compté. Le jus fait exception : une fois le fruit pressé, son sucre devient un sucre libre. Mangez donc la pomme et limitez le jus de pomme.

Le miel est-il meilleur que le sucre ?

Pas d'une manière qui change quoi que ce soit à la limite quotidienne. Le miel est composé à 82 pour cent de sucre, une cuillère à soupe en apporte environ 17 grammes, et l'OMS comme le Royaume-Uni le comptent parmi les sucres libres. Il en va de même du sirop d'érable, du sirop d'agave et du sucre de coco. Prenez celui dont vous préférez le goût, mais comptez-le exactement comme du sucre en poudre.

50 grammes de sucre, cela fait combien de cuillères à café ?

Environ 12, puisqu'une cuillère à café rase de sucre en poudre pèse à peu près 4 grammes. L'objectif de 25 grammes correspond à environ 6 cuillères à café. Pour donner l'échelle, une seule canette de 330 ml de cola classique contient environ 34 grammes de sucre, soit à peu près 8 cuillères à café : elle épuise à elle seule l'essentiel du budget sucre d'une journée.

Comment repérer un aliment riche en sucre sur un emballage ?

Sur un produit vendu en France, la déclaration nutritionnelle donne les sucres pour 100 g, sur une ligne « dont sucres » qui additionne tout : le sucre naturellement présent et celui qui a été ajouté. Il n'existe pas de ligne distincte pour les sucres ajoutés, contrairement à l'étiquette américaine. Regardez donc deux choses. D'abord la liste des ingrédients : si le sucre, un sirop de glucose-fructose, le dextrose ou le saccharose figurent parmi les premiers ingrédients, c'est qu'on en a mis beaucoup. Ensuite les seuils du règlement européen sur les allégations nutritionnelles : un produit ne peut se dire « faible teneur en sucres » qu'avec 5 g de sucres au maximum pour 100 g (ou 2,5 g pour 100 ml), et « sans sucres » qu'avec 0,5 g au maximum pour 100 g ou 100 ml.

Faut-il réduire le sucre pour perdre du poids ?

Il faut être en déficit calorique ; le sucre n'a rien de magique, dans un sens comme dans l'autre. Dans une revue systématique d'essais cliniques, réduire les sucres a fait baisser le poids d'environ 0,8 kg et en ajouter l'a fait monter d'environ 0,75 kg, tandis que remplacer le sucre par d'autres glucides à calories égales n'a rien changé du tout, ce qui montre que l'effet passe par les calories. Les boissons sucrées et les confiseries sont simplement les calories les plus faciles à retirer, parce qu'elles en apportent beaucoup et ne rassasient presque pas.